M83
M83
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M83, ou NGC 5326, est une galaxie de type intermédiaire entre galaxie spirale classique et galaxie barrée. D’un diamètre de 40 000 années lumière, elle se situe à environ 15 millions d’années lumière de nous et est visible de l’hémisphère austral dans la Constellation de l’Hydre.
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Déjà en 2005, une première observation menée par le télescope spatial ultraviolet GALEX de la NASA avait démontré la présence d’un grand nombre de jeunes étoiles situées loin du cœur de la galaxie.
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Une nouvelle campagne d’observation a été réalisée par une équipe d’astronomes dirigée par Franck Bigel du Max Planck Institut. Cette fois-ci, GALEX a observé pendant bien plus longtemps M83 et les résultats obtenus ont été comparés aux observations effectuées dans les longueurs d’onde radio au VLA (Very Large Array) au Nouveau Mexique.
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M83 composite ultraviolet-radio ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, VLA, MPIA
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Plan large : 1 024 x 879 pixels
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Plan original : 3 000 x 2 400 pixels
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L’image de droite est celle réalisée par GALEX, le lointain ultraviolet apparaît en bleu, le proche ultraviolet en jaune. Sur l’image de gauche, ces données ont été juxtaposées à celles enregistrées par le VLA en rouge.
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Le rayonnement ultraviolet permet de mettre en évidence les étoiles les plus jeunes, lumineuses ; les ondes radio, elles, détectent la présence des nuages d’hydrogène, matière première indispensable à la formation des étoiles.
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Pour les astronomes, il est tout à fait étonnant de découvrir des jeunes étoiles en formation aussi loin du cœur de la galaxie, à des distances pouvant atteindre jusqu’à 140 000 années lumière ! Traditionnellement ces régions sont considérées comme vides, ne possédant pas assez de matière pour pouvoir être le berceau de jeunes étoiles.
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Les scientifiques sont aussi heureux de constater la correspondance entre amas de jeunes étoiles et présence des nuages de gaz d’hydrogène dans le prolongement des bras spiraux de M83. Cette répartition aide à la compréhension des principes de formation des étoiles dans une galaxie spirale.
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De plus, ils remarquent, qu’à une si grande distance de leur galaxie, les nuages d’hydrogène ont une composition proche de celle des conditions de l’Univers naissant, comprenant très peu d’éléments lourds, non encore synthétisés par les générations successives d’étoiles. Comme il est impossible de pouvoir observer la naissance des premières générations d’étoiles dans le jeune Univers, ces régions distantes de M83 font un bon laboratoire pour pouvoir le faire, à portée de télescope.
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Ont participé à la campagne d’observation : Fabian Walter (Max Planck Institut, Allemagne), Mark Seibert et Barry Madore (Carnegie Institution of Washington), Armando Gil de Paz (Complutense University, Madrid), David Thilker (Johns Hopkins University, Baltimore), Elias Brinks (University of Hertfordshire, Royaume Uni) et Erwin de Blok (University of Cape Town, Afrique du Sud).
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Pour terminer cette note, je ne résiste pas au plaisir d’afficher ici, comme bouquet final, ce cliché de M83 réalisé par le VLT de l’ESO au Chili.
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Sources principales :
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mon Fiston et ses copains diraient “trop classe, M 83″!
Commentaire par passagère — 17 avril 2008 @ 16:36
Une question me vient à l’esprit… Combien, environ, de personnes travaillent à étudier le ciel ,sur Terre ?
Commentaire par MADmoiselle — 17 avril 2008 @ 17:51
entendre le bruit des bébés étoiles ?
oui…
je t’embrasse
Commentaire par jeanne_01 — 17 avril 2008 @ 18:56
Belle photo de derviche tourneur !!! Il ne doit pas faire bon se trouver dans la spirale !! Bonne soirée. J-Jacques.
Commentaire par patriarch — 17 avril 2008 @ 19:55
Il faut faut nounous pour garder les bébés étoile??? Jepose ma candidature!!!
Bisous et bonne soirée.
Commentaire par cristina — 17 avril 2008 @ 20:11
Wow ! C’est une classe M Passsagère !
Commentaire par jjb — 17 avril 2008 @ 20:30
Je me suis déjà posé la question MADmoiselle. Tu sais les astronomes professionnels ne sont pas très nombreux, le métier est difficile et guère lucratif ! Peut-être quelques dizaines de milliers de par le monde. Ces scientifiques ont souvent d’autres activités universitaires en même temps. Si quelqu’un a les chiffres officiels de l’UAI, je suis preneur. Heureusement, il existe bien plus d’astronomes amateurs qui surveillent le ciel de nuit partout dans le monde.
Commentaire par jjb — 17 avril 2008 @ 20:36
Oui Oui, Jeanne ! Je t’embrasse.
Commentaire par jjb — 17 avril 2008 @ 20:36
Tu sais Walter nous nous trouvons nous-mêmes entraînés dans une telle danse sur le bord d’un bras de notre galaxie qui est elle-même une spirale barrée beaucoup plus importante que M83. Et nous ne nous en rendons pas compte
Bonne soirée pour toi !
Commentaire par jjb — 17 avril 2008 @ 20:39
Ta chaleur est communicative Cristina ! Bonne soirée et gros bisous.
Commentaire par jjb — 17 avril 2008 @ 20:39
Le dernier cliché est, effectivement, superbe !
Commentaire par suzanne — 17 avril 2008 @ 22:53
Tu fais bien de l’écrire Suzanne et je suis bien d’accord avec toi !
Commentaire par jjb — 17 avril 2008 @ 23:52