Une naine blanche poussièreuse, suite
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Plan large : 1 024 x 700 pixels
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Plan original : 1 800 x 1 231 pixels
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Vue d’artiste de la naine blanche GD 362 entourée de son disque de poussières.
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Crédit image : Jon Lomberg, Gemini Observatory
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La naine blanche GD 362 n’en finit pas, décidément, d’attirer l’attention des astronomes. J’ai déjà publié dans la note du 17 mars 2007, le résultat des travaux réalisés par l’équipe du Dr Michael Jura de l’UCLA (University of California, Los Angeles) à l’aide du télescope spatial infrarouge Spitzer.
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Cette fois-ci, c’est le Keck (au miroir de 10 mètres), à Hawaï, qui a été mis à contribution par les astronomes de l’UCLA. Un nouvel article signé principalement par Benjamin Zuckerman, Michael Jura, Brad Hansen, est en cours de parution dans l’Astrophysical Journal.
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GD 362, située à 150 années lumière de nous dans la Constellation d’Hercule, préfigure de ce qu’il adviendra à notre Soleil, en fin de vie. C’est une naine blanche, les restes très denses d’une étoile, qui ayant terminé son cycle de combustion thermonucléaire faute de carburant, s’est affaissée sur elle-même dans un volume semblable à celui de notre Terre.
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Ce qui fait la particularité de GD 362 est son système d’anneaux, semblable en surperficie à celui de Saturne. Il provient probablement de la désintégration d’un astéroïde qui s’est trop approché de la naine blanche, l’événement remontant entre 100 000 et 1 million d’années,. Celui-ci a été pulvérisé par les forces gravitationnelles colossales de GD 362, les débris se heurtant les uns les autres pour former de fines poussières,
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Le spectromètre du Keck a permis l’analyse de la constitution chimique des poussières. Pour les auteurs, elles sont constituées d’éléments assez semblables à ceux que l’on trouve dans les planètes solides du système interne du Soleil. La roche originale était très riche en fer et en calcium, mais assez pauvre en carbone.
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L’observation est importante, car c’est une preuve indirecte de la possibilité de formation de matière semblable à celle de nos planètes en dehors de notre système solaire. Les auteurs peuvent maintenant aborder des questions qu’ils n’avaient pas osé avancer dans les précédents travaux.
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Il est impossible de déterminer l’origine de l’astéroïde. Mais en extrapolant sur les mécanismes qui seront à l’oeuvre dans notre propre système solaire, lors des derniers soubresauts de notre Soleil, des scénarii sont facilement envisageables.
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Pourquoi l’astéroïde a-t-il dévié de sa trajectoire pour venir exploser près de GD 362 ? Des forces énormes ont du perturber son orbite précédente. Sont-elles dues à la présence d’une ou de plusieurs planètes plus éloignées de la naine blanche ?
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Nous savons que lorsque notre Soleil sera devenu une géante rouge, il grossira jusqu’à englober et détruire Mercure et Venus. L’équilibre gravitationnel du système solaire en sera grandement perturbé. Les trajectoires de la Terre, de Mars et de la Ceinture d’astéroïdes vont devenir instables et prendre l’allure de spirales ouvertes vers l’extérieur du système interne.
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Les astronomes ont découvert plus de 17 éléments chimiques dans l’ « atmosphère » de GD 362, dont le strontium et le scandium, éléments rares Ils ont été nécessairement capturés car ces substances sont habituellement absentes de la surface des naines blanches. Les éléments lourds étant par la gravité de l’étoile, aspirés par son noyau.
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Ce qui laisse à penser aux astronomes que l’astéroïde faisait lui-même partie autrefois d’un objet bien plus important. Est-il un reliquat de la collision de deux planètes telluriques semblables à celles de notre système solaire ? Nul ne le saura jamais. C’est une hypothèse parmi d’autres.
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Toujours est-il que les observations de GD 362 nous permettent de nous questionner sur l’avenir de notre Terre, et du système solaire en général. L’événement aura lieu dans cinq milliards d’années. Même s’il ne concerne pas directement l’espèce humaine, il nous permet de relativiser notre connaissance de l’Univers et nos philosophies personnelles.
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Note de l’auteur : il va sans dire, mais cela va mieux en le disant, que les dernières lignes de cet article ne figurent pas dans le texte original.
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Source originale : Keck Observatory
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une presque fin du monde ?
si..
je t’embrasse
Commentaire par jeanne_01 — 24 août 2007 @ 0:05
Le Début et la Fin
Les deux grandes questions.
Commentaire par clodoweg — 24 août 2007 @ 0:12
Pour celui-ci oui Jeanne, mais d’ici là… Bon courage Jeanne, je t’embrasse.
Commentaire par jjb — 24 août 2007 @ 6:36
Oh oui Clodoweg ! Je te souhaite une bonne journée.
Commentaire par jjb — 24 août 2007 @ 6:39
Je préfère ne même pas y penser !
Bonne journée à toi J-Jacques. Frisquet, mais soleil ici.
Commentaire par patriarch — 24 août 2007 @ 10:43
Les poussières d’astéroïdes ne cessent de tourner… Elles sont prisonnières.
Commentaire par MADmoiselle — 24 août 2007 @ 11:38
Oui la journée est bien agréable ici aussi Walter, soleil avec vent frais, un temps presque printanier, qui me fait d’autant plus plaisir que je suis maintenant en week end. Bonne journée pour toi.
Commentaire par jjb — 24 août 2007 @ 12:33
Si tu veux MADmoiselle mais non en réalité. Peu à peu elles sont absorbées par la gravité de la naine blanche, ce qui permet de dater grosso modo l’événement. Je te souhaite un agréable week end.
Commentaire par jjb — 24 août 2007 @ 12:35
Pas trop rassuranttout cela! Bonne fin de semaine, le soleil est de retour!Bisous.
Commentaire par cristina — 24 août 2007 @ 20:55
Pour sur Cristina ! A cette heure-ci je vois par mes fenêtres, le magnifique reflet rose orangé du coucher de soleil sur le ciel. Bonne fin de semaine pour toi. Bisous.
Commentaire par jjb — 24 août 2007 @ 21:01
Profitons donc de notre temps !
Gros bisou, Jean-Jacques
Commentaire par Siratus — 24 août 2007 @ 23:04
Oh oui Sylvie ! Bonne journée. Bisous.
Commentaire par jjb — 25 août 2007 @ 7:25