Une supernova dans le Petit Nuage de Magellan
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La 208 ème journée de la Société astronomique américaine à Caligari Canada, a permis à l’astrophysicienne de l’université de Californie à Berkeley, Snezana Stanimirovic, de présenter ses travaux réalisés grâce au télescope spatial infrarouge Spitzer.
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Elle s’est attachée à l’étude d’une supernova récente (1000 ans) qui a eu lieu dans la galaxie satellite de la Voie Lactée, le Petit Nuage de Magellan (PNM). 1E01022-7619 , tel est son nom, avait déjà été observée dans le visible, mais encore jamais en infrarouge.
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Sur ce cliché, la partie droite correspond à une nébuleuse brillante: N 76. Elle est composite : dans le visible par Hubble, dans les rayons X par Chandra et dans l’infrarouge par Spitzer. Les étoiles bleues font partie dans leur grande majorité du PNM, les autres étant de notre galaxie. La bulle rouge correspond aux rémanants de la supernova, qui est détaillée dans l’encadré à gauche.
Le souffle de l’explosion s’étend à la vitesse de 1000 km/s. Dans sa course il échauffe la matière environnante, ce qui le rend détectable en infrarouge. L’étoile originelle devait avoir une vingtaine de masses solaires.
Pour Stanimirovic, la sensibilité accrue des instruments permet d’affiner les études des supernovae maintenant même en dehors de notre galaxie. Études d’autant plus indispensables, que cette supernova du PNM est l’une des plus récentes connues et qu’elle peut servir de référence avec celles de notre galaxie. Or, justement, Stanimirovic constate que, comme dans les supernova voisines, la masse de poussières rejetées est moins importante que prévue. Rappelons que ces poussières doivent contenir des éléments lourds qui ne se synthétisent qu’au coeur des étoiles. Rejetés dans l’espace par les étoiles moribondes, ils participent à l’élaboration des systèmes solaires ultérieurs.
Ce décalage entre théorie et observation peut avoir plusieurs explications : d’une part, peut-être les supernovae très énergiques détruisent-elles une partie de leurs éléments lourds, ou, d’autre part, d’une manière ou d’une autre, une grande partie des éléments lourds échappe à l’échauffement général et demeure ainsi indétectable aux caméras infrarouges des télescopes spatiaux.
Sources :
Spitzer NASA
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