des nouvelles planètes à l’horizon
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Comme je l’ai sous-entendu dans la note hier, les livres d’astronomie vont devoir être réédités.
L’union Astronomique Internationale (IAU) regroupe des astronomes du monde entier. Fondée en 1919, elle se réunit tous les trois ans. Cette année le congrès a lieu à Prague. L’ IAU est traditionnellement l’arbitre des nomenclatures. Depuis 2 ans, le débat est ouvert pour énoncer une nouvelle définition de la notion de planète. Celui-ci a été quelques fois houleux, mais un consensus a enfin été trouvé au sein de la commission spécialisée dont fait partie André Brahic, le célèbre astronome français.
Un projet de résolution final a été présenté le 14 août et le vote définitif par l’assemblée plénière aura lieu le 24 août.
La révision de la notion de planète est devenue indispensable car depuis une dizaine d’années les découvertes astronomiques ont remis en question notre vision de l’univers, confirme Ron Ekers, le président de l’IAU. Il fallait trouver une base scientifique, explique Richard Binzel, membre de la commission de définition. Cela sera la gravité. L’objet candidat au titre de planète doit d’abord, bien sur, être en orbite autour d’une étoile, sans être une étoile lui-même. Il faut qu’il ait une masse suffisante pour que son auto-gravité lui donne une forme homogène (sphérique). Concrètement, une planète doit avoir au minimum 800 km de diamètre mais la commission se réserve le droit de revoir la taille de l’objet en fonction des autres critères.
Dans le cas d’un système double comme Pluton Charon, il est tenu compte de l’orbite des deux objets entre eux. Si les deux compagnons ont la masse suffisante et si le barycentre du système est en dehors de l’objet primaire, les deux compagnons sont considérés comme des planètes. Pour simplifier, Pluton et Charon tournent l’un par rapport à l’autre et non comme la Lune, pourtant plus grosse que Pluton, qui elle tourne autour de la Terre.
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Selon cette définition le système solaire ne compte plus 9 planètes mais 12 : Mercure, Venus, Terre, Mars, Ceres, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton, Charon, et enfin 2003 UB313 (provisoirement appelée Xena voir Index)
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D’autre part, il est tenu compte de l’axe de l’orbite de l’objet autour du soleil. Traditionnellement, les huit planètes historiques jusqu’à Pluton sont à peu près dans le même axe par rapport au Soleil et ont des orbites pratiquement circulaires. A partir de Neptune, les orbites ont une période de plus de 200 ans, sont très elliptiques et très inclinées. La commission pense à Xena par exemple, plus grosse que Pluton, et d’autres objets repérés dans la ceinture de Oort, qui feront bientôt la une de publications scientifiques. En faisant référence à Pluton, ces planètes seront dénommées planètes « plutons »
Dans la nouvelle nomenclature le concept de planète mineure est supprimé, les autres objets (comètes, astéroïdes) seront appelés « petits corps du système solaire »
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Dans les années à venir, d’autres corps auront peut-être le droit d’être considérés comme des planètes. L’illustration ci-dessus nous montre la liste des candidats connus pour l’instant.
Source IAU
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[…] Les débats furent houleux : après 10 jours de travaux (qui ne concernaient heureusement pas que ce sujet), le projet de proposition présenté le 14 août par la commission de définition des planètes (voir cette note) a été mis à mal. L’assemblée générale du 26 ème congrès de l’Union Astronomique Internationale (IAU) s’est terminée aujourd’hui à Prague. Les 2500 astronomes présents ont voté à main levée une nouvelle résolution. […]
Pingback par Astroport Le chant du pain » 9 12 8 des calculs astronomiques — 6 avril 2007 @ 16:57