L’anneau supra-galactique d’Abell 3376
.
Alors que deux observatoires radio Arecibo à Portorico et le VLBA (un réseau de 10 antennes radio de 25 m réparties sur 8000 km) sont menacés de fermeture faute de moyens financiers, un autre observatoire radio le VLA ( 30 antennes de 25 m installées au Nouveau Mexique) vient de montrer l’importance de ce type d’instrument dans le domaine très particulier des ondes radio.
Bien que les ondes radio aient tendance à s’estomper avec la distance, une équipe d’astronomes constituée de Joydeep Bagchi (IUCAA, Pune, Inde), Florence Durret (Institut d’Astrophysique de Paris, CNRS, UPMC, France), Gastão B. Lima Neto (Instituto Astronomico e Geofisico, São Paulo, Brésil) et Surajit Paul (Institut fur Theoretische Physik und Astrophysik, Universität Wuerzburg, Allemagne) a découvert récemment un gigantesque anneau d’émission radio autour de l’amas de galaxies Abell 3376 situé à 600 années lumière de nous.
.

.
.
Cette vue nous montre l’anneau de particules hautement énergiques en rouge découvert par le VLA tout autour de l’amas de galaxies Abell 3376 en bleu pour la lumière visible. Sa puissance est colossale et il correspond à l’un des événements énergétiques les plus importants depuis le Big Bang, selon les chercheurs.
Les nuages interstellaires autour de l’amas ( plus généralement ces nuages comptent pour 30 % de la masse baryonique de l’univers, la matière « visible » par rapport à la matière sombre pour simplifier) sont ionisés et portés à de très hautes températures, ce qui les rend discernables dans le domaine radio.
La forme en anneau vient concrétiser l’idée des chercheurs sur l’origine de leur ionisation. Elle serait le résultat de l’onde de choc qui se propage à la suite de la pénétration à très haute vitesse (plusieurs milliers de km/s) d’un plus petit amas de galaxies dans le grand amas.
L’anneau d’Abell 3376 est la preuve que l’univers dans ce cas se comporte comme un accélérateur de particules des millions de fois plus puissant que, par exemple, celui en construction, le LHC, au CERN à Genève.
Sources principales :
Institut Astrophysique de Paris
.
























































































