Astroport Le chant du pain

13 mars 2010

Vue en coupe de Titan

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 16:50

 

Vue en coupe de Titan

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Intérieur de Titan, vue d'artiste ; crédit image : NASA, JPL

Intérieur de Titan, vue d’artiste ; crédit image : NASA, JPL

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Plan large : 791 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 550 x 3 300 pixels

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Dans la livraison du 12 mars de la revue Science est publié un article consacré à une étude de l’intérieur de Titan signé par les scientifiques travaillant en association avec la sonde Cassini en orbite autour de Saturne.

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Les planètes telluriques et beaucoup de lunes ont leur intérieur stratifié en couches distinctes de matériaux. Les données radio enregistrées par Cassini, permettent aux scientifiques d’estimer la répartition de la gravité au sein de la plus grande lune de Saturne.

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Selon eux, le cœur de Titan (5 150 kilomètres de diamètre) n’est pas rocheux mais constitué d’un sorbet de glaces et de roches mélangés à des degrés divers selon la profondeur. Seuls les 500 kilomètres supérieurs sont formés uniquement de glace. Il est possible qu’au milieu de cette couche glacée existe un océan liquide.

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Selon David J. Stevenson (Caltech), l’un des signataires de l’article, ce noyau de glace et de roche dénote une formation relativement lente de Titan, pendant au moins un million d’années au début de la création du système solaire. Il faut que sa température ait été suffisamment faible pour ne pas séparer glaces et roches.

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Source : site  Cassini Equinoxe Mission

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11 mars 2010

De l’eau et de l’alcool pour Orion

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 22:30

 

De l’eau et de l’alcool pour Orion

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Depuis mai 2009, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) dispose d’un télescope spatial infrarouge très puissant : Herschel. Celui-ci est le premier dans son genre à pouvoir regarder dans l’infrarouge lointain et le submillimètrique en haute résolution. Scruter l’Univers dans ce type de longueurs d’ondes permet, par exemple, de détecter les étoiles en formation alors qu’elles sont encore protégées de leurs cocons de poussières et de gaz.

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Herschel est équipé d’un spectromètre, HIFI (acronyme pour Heterodyne Instrument for the Far-Infrared), qui en analysant la lumière permet de préciser la nature chimique des éléments observés. Celui-ci était tombé en panne en août 2009 par suite probable d’une collision de son système électronique avec une particule de haute énergie. Les scientifiques au sol ont réussi à le rendre de nouveau opérationnel le 14 janvier 2010 par l’intermédiaire de son système électronique de secours.

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Voici l’un des premiers spectres obtenus par HIFI depuis sa remise en fonction. Herschel regarde vers la nébuleuse d’Orion, la célèbre pépinière d’étoiles, connue pour être une des plus actives régions de notre galaxie, une véritable usine chimique.

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Eau et molécules organiques dans la nébuleuse d'Orion ; crédit image : ESA, HEXOS, HIFI

Eau et molécules organiques dans la nébuleuse d’Orion ; crédit image : ESA, HEXOS, HIFI

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Dans les cinq régions observées, HIFI a reconnu la présence d’eau et de molécules organiques, les briques élémentaires de la vie. Ont été identifiés par exemple, outre l’eau, le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le méthanol, le diméthyl éther, le cyanure d’hydrogène, oxyde et dioxyde de soufre. D’autres nouvelles molécules organiques devraient être prochainement identifiées.

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Les astronomes sont très satisfaits de HIFI par la qualité de ses résultats. Dans ce cas précis, ils devraient permettre de mieux comprendre les processus complexes de formation des molécules dans une zone de formation d’étoiles.

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Pour mémoire, avec son miroir primaire de 3,5 mètres, Herschel est actuellement le plus grand télescope spatial.

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Source : site Herschel

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9 mars 2010

NGC 1788, une chauve-souris cosmique

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 21:50

 

NGC 1788, une chauve-souris cosmique

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Nous avons ici souvent l’occasion d’admirer les images de la nébuleuse d’Orion, cette gigantesque et magnifique pouponnière d’étoiles, brillante de mille feux sous le regard des télescopes.

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Ce soir notre regard s’élève dans une région plus sombre de cette constellation, un peu à l’écart de la célèbre « ceinture d’Orion »

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Autour de NGC 1788 ; crédit image : ESO, Sky Digital Survey 2 

Autour de NGC 1788 ; crédit image : ESO, Sky Digital Survey 2

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Dans cette grande nébulosité sombre resplendit, vu sa forme, une chauve-souris cosmique. Voici plus en détail NGC 1788, le nom scientifique de notre chauve-souris cosmique, vu par l’instrument Wield Field Imager du télescope de 2,2 mètres MPG de l’ESO, installé sur le site de La Sila au Chili.

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NGC 1788 ; crédit image : ESO

NGC 1788 ; crédit image : ESO

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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NGC 1788 est une nébuleuse dite de réflexion, la lumière provenant d’un groupe de très jeunes étoiles est dispersée dans les nuages de gaz et de poussières les entourant. Elles sont très jeunes, âgées seulement d’un million d’années, la plupart encore tout à fait invisibles, cachées dans leurs cocons de poussières mais détectables dans la gamme des infrarouges. La plus importante, HD 293815, luit au centre de l’image juste au-dessus de l’imposant et sombre nuage de poussières traversant la nébuleuse.

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Si NGC 1788 apparaît à première vue écartée de la nébuleuse d’Orion, les études montrent que malgré la distance, c’est bien le souffle des étoiles super massives de la nébuleuse d’Orion, qui a permis la contraction de ce nuage de gaz et la création de cette nouvelle génération d’étoiles. Suivant le souffle, de droite à gauche en provenance d’Orion , les étoiles déjà formées se trouvent à la droite du nuage, celles en train de se former sur leur gauche, et nous pouvons détecter sur la gauche du nuage le bord vertical rouge signalant la fixation des nuages d’hydrogène prêts à se contracter pour former à leur tour la future génération d’étoiles !

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Source : ESO

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8 mars 2010

Parenthèse : du côté de l’épaule

Enregistré dans : De la pluie et du beau temps — jjb @ 21:20

 

Du côté de l’épaule

Certains, dit-on, passent leur temps à regarder leur nombril. Je n’échappe pas à la règle encore que, présentement, je jette plutôt un œil du côté de mon épaule, la gauche plus précisément. Et j’aime encore plus quand d’autres que moi la regarde, surtout les spécialistes.

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Ce fut la cas cet après-midi, puisque mon épaule, et moi, avions rendez-vous avec le chirurgien : celui qui l’a recueillie, douloureuse, l’a examinée, l’a ouverte pour la consolider avec une prothèse de haute technologie, puis la refermée avec une agrafeuse lui donnant l’aspect haute-couture d’un tatouage fermeture-éclair.

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Pour être honnête, je redoutais ce rendez-vous. Comment allait-elle réagir en se retrouvant face à son nouveau créateur ? D’abord elle s’est prêtée au jeu des photos : une énorme machine lui a tiré un portrait en noir et blanc, en négatif, montrant ses dessous, par devant, par derrière, bref des clichés dignes du rayon X spécial médecine.

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Dans le grand couloir de l’hôpital le chirurgien, un fort bel homme, encore jeune pour sa fonction, à mon avis aimant la bonne chair, l’attendait. Voyant dans ma main libre l’enveloppe brune contenant les épreuves de la coquine, il se précipita sur elle pour l’emporter dans son cabinet. Là, il alluma une rampe lumineuse pour mieux apprécier les pauses de sa star et les contempla avec attention. Il avait gardé, comme un trésor, les clichés précédents, ceux de leur première rencontre, lorsqu’elle lui était apparue toute nue, toute tuméfiée, vierge, mais non encore désireuse de son intervention.

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Il prit alors un ton doctoral pour converser avec un plus jeune assistant à la blouse blanche, un successeur possible peut-être, un représentant de la future génération de la chirurgie, à qui il confiait les plus intimes secrets de son art du bistouri. J’attendais, épiant la moindre de leur parole, redoutant le verdict de la science et contemplant le clou du numéro chirurgical s’enfonçant profondément dans le cœur de l’humérus. J’étais ému devant un tel spectacle.

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Et il me parla d’elle, de protubérances se fixant normalement, de la nécessité de la garder encore au chaud, immobile pendant quinze jours. Que nous nous reverrions, enfin, surtout elle et lui car je ne suis que son porteur ambulant, et que peut-être, à cette époque, elle serait libérée pendant quelques heures, le temps de rencontrer un autre spécialiste, un kiné, un homme de main, un masseur, qui lui apprendrait à décoller légèrement le bras du corps, lentement, doucement, comme on apprend à un enfant ses premiers pas ; qui lui ferait découvrir, et il faudrait trois mois pour cela, son autonomie.

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Mon épaule est douillette ; le beau chirurgien l’a à peine touchée, juste pour tester sa réaction, sa sensibilité. Et elle a réagi. Que croyez-vous que fasse une épaule pour montrer ses sentiments. Elle s’est haussée sur la pointe de ma main, de contentement.

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Alors nous sommes rentrés tranquillement elle et moi, enlacés. Je sentais son cœur battre si fort qu’il me faisait mal, elle voulait me dire qu’elle avait hâte de retrouver son artiste, son créateur, son dieu. Je l’ai rassurée, lui ai donné un calmant. Pour la faire patienter j’ai décidé de raconter son histoire , de la partager avec vous. Si vous haussez les épaules, elle en sera contente, entre épaules on est solidaires.

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7 mars 2010

Phobos Express, épisode 2

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 19:30

 

Phobos Express, épisode 2

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Dans le prolongement de la note précédente, ce 3 mars 2010 a eu lieu une autre brève rencontre dans l’espace. La sonde Mars Express de l’ESA a croisé l’une des deux lunes de Mars à une distance de seulement 67 kilomètres : Phobos (27 x 22 x 19 km).

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Phobos (voir note du 03 août 2008) a été soit capturée par Mars ou est le résultat d’un choc titanesque qui a envoyé des débris martiens dans l’espace. Les scientifiques estiment qu’il ne s’agit pas d’un bloc compact, mais plutôt d’un conglomérat de débris. Pour ce survol, ce sont les instruments radars de la sonde qui ont été mis à contribution. D’autres passages au près de la lune sont prévus ce mois-ci, la caméra haute-résolution de Mars Express sera alors mise à contribution.

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Pour patienter voici un détail de Phobos pris lors du survol du 03 août 2008 d’une distance de 656 kilomètres avec une résolution de 6 mètres par pixel.

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Phobos détail ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Phobos détail ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 008 x 1 018 pixels

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Source : ESA Space Science

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6 mars 2010

Hélène, épisode 3

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 4:50

 

Hélène, épisode 3

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La sonde Cassini avait rendez-vous ce 3 mars 2010 avec Hélène. Voici 3 clichés pris sur le vif de leur brève rencontre… (Les images sont non traitées, prises dans la lumière visible, et offertes immédiatement au public par le CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini. Elles seront calibrées et analysées dans les mois à venir)

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Hélène 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Hélène 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Distance 19 000 kilomètres d’Hélène où la résolution est de 235 mètres par pixel

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Hélène 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Hélène 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Distance 19 000 kilomètres d’Hélène où la résolution est de 113 mètres par pixel

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Hélène 3 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Hélène 3 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Distance 24 000 kilomètres d’Hélène où la résolution est de 143 mètres par pixel

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Hélène a été découverte en 1980 par deux astronomes français P. Laques et J. Lecacheux sur des clichés pris par l’Observatoire du Pic du Midi. Elle est l’un des petits satellites de Saturne ( 36 x 32 x 30 km ). Son orbite, de 337 400 km autour de Saturne, coïncide avec celle de Dione (à prononcer Dioné) dont elle est l’un des satellites troyens. C’est à dire qu’elle est située à un point d”équilibre gravitationnel (dit point de Lagrange) par rapport à Dione. Elle parcourt la même orbite que Dione (1 118 km de diamètre) autour de Saturne, mais 60° en avant, alors que Pollux, (Polydeuces), se situe, lui, 60° en arrière de Dione.

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Source : CICLOPS

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4 mars 2010

NGC 1068, exemple d’interaction entre trous noirs centraux et leurs galaxies hôtes

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 22:10

NGC 1068, exemple d’interaction entre trous noirs centraux et leurs galaxies hôtes

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NGC 1068, crédit image : NASA, CXC, Evans et autres, STScI, NSF, NRAO, VLA

NGC 1068, crédit image : NASA, CXC, Evans et autres, STScI, NSF, NRAO, VLA

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Plan large : 864 x 821 pixels

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Cette vue de la galaxie spirale NGC 1068 est particulièrement saisissante. Elle combine aux enregistrements réalisés dans le visible par le télescope spatial Hubble en vert, celles prises dans la gamme des rayons X par le télescope spatial Chandra en rouge et en bleu celles enregistrées par le radio-télescope du Very Large Array. La structure en spirale de NGC 1068 est très bien rendue par les données en visible et rayons X, le vent de particules émanant du trou noir central est mis en évidence par les données radio.

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NGC 1068 est une galaxie spirale très brillante, située seulement à une cinquantaine de millions d’années lumière de nous dans la constellation de la Baleine.

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Pendant longtemps les astronomes ont estimé que la taille des trous noirs galactiques centraux évoluait en fonction de celle de leur galaxie. Ils ont appris que pour ce qui concerne les très gros trous noirs supermassifs, leur action était telle qu’elle empêchait la formation de nouvelles étoiles dans tout leur bulbe galactique (voir par exemple note du 26 août 2006). Mais qu’en est-il pour les trous noirs supermassifs plus ordinaires ?

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Dan Evans (Massachussetts Institute of Technology) s’est attaché, avec son équipe, à cette problématique et vient d’en présenter les résultats à Kona, à Hawaï, lors de la réunion de la Société astronomique américaine.

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Pour se faire ils ont utilisé Chandra pendant l’équivalent de cinq jours pour étudier la galaxie NGC 1068. Elle possède un trou noir supermassif deux fois plus massif que celui de notre Voie Lactée : Centaurus A* ; mais, à la différence de ce dernier, il est beaucoup plus actif !

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Les astronomes ont constaté l’existence d’un vent de particules émanent du trou noir à plus de 1,6 millions de km/h. Il est probablement généré par les gaz environnant le trou noir, chauffés et accélérés dans son disque d’accrétion. Une partie s’engouffre dans le trou noir mais l’autre partie en réchappe en émettant de très importantes radiations X. Les données très fines enregistrées par les scientifiques leur ont permis de calculer que chaque année l’équivalent de plusieurs masses solaires sont déposées sur de grandes distances jusqu’à 3 000 années lumière du trou noir. Ces vents transportent suffisamment d’énergie pour réchauffer tous les nuages environnants. Or les étoiles se forment seulement à partir de la contraction de nuages de gaz froids. Ainsi, pour les galaxies hébergeant un trou noir supermassif quelconque, si celui-ci est très actif, aucune étoile ne peut plus se former dans son cœur incandescent !

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Source : site Chandra

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2 mars 2010

Failles sur Mercure

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 20:30

 

Failles sur Mercure

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Parmi les nombreux clichés enregistrés par la sonde Messenger lors de ses trois survols de Mercure, nous avons eu plusieurs fois l’occasion de découvrir de longs escarpements sur la surface de la planète (voir dernière note sur le sujet du 24 novembre 2009). Ils sont dus à une contraction, un raccourcissement horizontal de la croûte mercurienne.

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Failles sur Mercure ; crédit image :  NASA, JHUAPL, Carnegie

Failles sur Mercure ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 050 x 1 205 pixels

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Beaucoup plus rares sont les traces d’une extension, un étirement horizontal, de la croûte. En voici une preuve par l’image réalisée celle-ci par Messenger lors de son survol du 29 septembre 2009. Les deux lignes parallèles mises en évidences par les flèches couleur orange sont deux failles créées par suite d’un allongement de la croûte martienne.

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Des traces de volcanisme (voir note du 18 novembre 2009) ont aussi été repérées par la sonde : la surface de Mercure est, où était dans un passé très récent, active.

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Source : site MESSENGER

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28 février 2010

NGC 1427A : un boomerang dans l’espace

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 17:50

 

NGC 1427A : un boomerang dans l’espace

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Après le Petit et le Grand Nuages de Magellan, restons dans le domaine des galaxies naines irrégulières.

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NGC 1427A ; crédit image : ESO

NGC 1427A ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 1 020 pixels

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Plan très large : 1 935 x 1 927 pixels

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NGC 1427A se situe à une soixantaine d’années lumière de nous dans la Constellation du Fourneau. Elle traverse l’amas galactique du Fourneau à la colossale vitesse de 2 millions de km/h en subissant l’attraction gravitationnelle de ses grandes voisines. Ce qui explique son aspect tourmenté et la création de toute une nouvelle génération d’étoiles qui apparaissent du fait de son déplacement rapide s’étaler sous forme d’un boomerang.

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Cette image a été réalisée au travers de filtres par l’instrument FORS, monté sur l’un des quatre télescopes de 8,2 mètres du Very Large Telescope de l’ESO, construit au sommet du Cerro Paranal au Chili.

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Source : ESO

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26 février 2010

NGC 346

Enregistré dans : Poussières d'étoiles — jjb @ 21:50

 

NGC 346

Ce soir, je me fais plaisir, et j’espère vous en faire autant en retournant vers mes chouchous de l’espace : les Grand et Petit Nuages de Magellan : deux galaxies naines, satellites de notre Voie Lactée, visibles à l’œil nu, mais malheureusement uniquement de l’hémisphère Sud.

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Donc dirigeons nos regards vers le Petit Nuage de Magellan, situé à 210 000 années lumière de nous dans la constellation australe du Toucan.

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Petit Nuage de Magellan, autour de NGC 346 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2, Davide De Martin

Petit Nuage de Magellan, autour de NGC 346 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2, Davide De Martin

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Pour découvrir cette magnifique nébuleuse dénommée NGC 346. Le cliché a été réalisé au travers de filtres par l’instrument Wield Field Imager installé au foyer du télescope de 2,2 mètres MPG de l’ESO, construit sur le site de La Silla au Chili.

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NGC 346 ; crédit : ESO

NGC 346 ; crédit : ESO

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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NGC 346 s’étend sur environ 200 années lumière, soit cinquante fois la distance de notre soleil à l’étoile la plus proche. Il s’agit d’une pouponnière d’étoiles ; elles sont toutes nées de l’effondrement d’un même nuage de gaz primordial. NGC 346 est dite une nébuleuse par émission, c’est à dire que les gaz qu’elle contient ont été chauffés par les radiations des jeunes étoiles jusqu’à ce qu’ils émettent leur propre lumière.

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Beaucoup des étoiles de NGC 346 sont très jeunes, quelques millions d’années seulement. Les vents puissants émis par une jeune étoile supermassive irradient les nuages de gaz environnants nous offrant ce magnifique spectacle de dentelle cosmique ou de toile d’araignée céleste. Ils sont compressés, accélérant l’effondrement du nuage de gaz primordial et permettant ainsi la formation de très nombreuses jeunes étoiles. Celles-ci apparaissent donc pratiquement simultanément et forment un amas d’étoiles dans une zone relativement restreinte de l’espace. NGC 346 est un amas d’étoile dit ouvert car la gravité globale des étoiles n’est pas suffisante pour les lier durablement durant de longues périodes. Elles vont s’éparpiller seules ou par couples dans le Petit Nuage de Magellan. Et qui sait, en fonction des interactions complexes entre la galaxie naine et la nôtre, certaines au cours des milliards d’années seront peut-être incorporées au sein de notre Voie Lactée.

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Source : ESO

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